Décès de Guy Lavrat (1926-2012)

lundi 8 octobre 2012
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LAVRAT Guy, René Né le 14 juillet 1926 à Précy (Cher), mort le 1er octobre 2012 à Appoigny (Yonne) à la clinique du château de Régennes ; instituteur ; syndicaliste ; militant communiste de l’Yonne ; membre du secrétariat de la fédération communiste ; conseiller général de l’Yonne ; maire de Migennes (1977-1998) ; historien local.

Cliché fourni par Guy LavratGuy Lavrat passa sa jeunesse dans un secteur du Cher (la Vallée de l’Aubois) fortement marquée par une tradition républicaine, socialiste puis communiste. Sa mère, Marie Lavrat, était ménagère. Son père, René Lavrat, originaire de Charentonnay (Cher), travaillait comme employé et voyageur de commerce dans une bonneterie de La Charité (Nièvre), de l’autre côté de la Loire. Antimilitariste, anticlérical, « rouge », sympathisant communiste, son père fut conseiller municipal de Précy sur une liste « Union républicaine et résistante » conduite par les communistes en mai 1945. Guy Lavrat fut baptisé mais ne fit pas de communion. Il fréquenta l’école communale de Précy, obtint le CEP, puis étudia à l’école primaire supérieure de La Charité. Reçu à l’École normale d’instituteurs d’Auxerre, il réussit le baccalauréat philosophie-sciences.

Guy Lavrat adhéra au PCF à l’automne 1944 et il reçut sa première carte à la cellule nouvellement constituée de Précy en 1945. En 1947–1948, il fut secrétaire de la cellule nouvellement constituée à l’École Normale d’Auxerre et eut la carte de l’UJRF. (Union de la Jeunesse républicaine de France). Il prit sa carte syndicale, à la FEN-CGT, en 1947.

Il fut nommé instituteur à Perreuse (canton de Saint-Sauveur) en octobre 1948. De novembre 1948–novembre 1949, il fit son service militaire à Belfort (5e régiment de tirailleurs marocains), à Nîmes où il devint aspirant. Il revint à son précédent poste, à Perreuse. Le 22 août 1949, il se maria à Auxerre avec Suzanne Delagneau, fille d’un carrossier communiste, institutrice au cours complémentaire de Saint-Sauveur, qui adhéra au PCF en 1951. Le couple eut trois enfants. Animateur de la campagne de l’appel de Stockholm (interdiction des armes atomiques) dans le canton de Saint-Sauveur et les cantons limitrophes de la Puisaye, il accéda en juin 1950 au secrétariat départemental des « Partisans de la paix », devenus plus tard le « Mouvement de la paix ». Le PCF l’invita aux réunions du comité fédéral dès le printemps 1950. A partir de 1951, il fut seulement membre du bureau départemental du Mouvement de la paix.

En octobre 1950, nommé à Cézy (canton de Joigny), il constitua aussitôt un Comité de la paix. Georges Sauvage, maire SFIO, y adhéra (le seul maire SFIO de l’Yonne ayant accompli une telle démarche). Ce dernier fut désigné comme délégué aux Assises départementales de la paix à Auxerre, lesquelles l’élurent comme délégué au Congrès mondial de la paix à Varsovie ,en décembre. Sauvage fit à son retour ,un compte rendu public enthousiaste de son séjour à Varsovie en pleine reconstruction, et du congrès pendant lequel il avait fait une intervention contre le réarmement de l’Allemagne. Cette situation déclencha une riposte du préfet socialiste Brunel et de la droite locale. Sauvage fit marche arrière et Lavrat fut l’objet d’une pétition demandant son déplacement professionnel. Soutenu par les autorités académiques et le SNI, il ne fut pas déplacé.

L’instituteur communiste de Cézy participa activement à la campagne des élections législatives de juin 1951 dans le Centre-Yonne, aux côtés de Prosper Môquet, père de Guy Môquet et député de l’Yonne. Môquet perdit son siège à cause des apparentements. En octobre 1951, Guy Lavrat fut candidat aux élections cantonales dans le canton limitrophe de Saint-Julien-du-Sault et se désista au 2e tour pour le candidat socialiste sortant qui avait accepté (fait exceptionnel) le programme minimum proposé par le PC en échange d’un désistement. La conférence fédérale de décembre 1951 qui se tint à Migennes mit fin à toute une série de crises dans la fédération ; Guy Lavrat fut élu au bureau fédéral avec d’autres jeunes communistes, dont l’instituteur Jean Cordillot, qui devinrent les cadres de la fédération pendant plusieurs années.

Secrétaire de la section de Joigny depuis 1951, Lavrat accéda au secrétariat fédéral en 1952 (secrétaire à l’organisation puis à la propagande) et le resta jusqu’en 1963 avec des passages par le bureau fédéral en 1957-1959. Mais, il fut réticent pour accéder au premier secrétariat en décembre 1953 et souhaita même quitter le bureau. Il proposait que Jean Cordillot reste le 1er secrétaire et soit le candidat à la députation avec de fortes chances d’être élu (rapport d’André Voguet* sur le CF de l’Yonne du 6 décembre 1953). La même situation se reproduisit en juin 1956 selon un rapport de Madeleine Vincent* : « À la conférence nous nous sommes heurtés à une attitude absolument négative de Lavrat prévu pour être 1er secrétaire. Celui-ci a mis en avant son travail d’instituteur. ». En 1959, il refusa « d’être reproposé au secrétariat pour cause de maladie, et de plus absorbé par trop de responsabilités ». Il retrouva le secrétariat en 1961.

En 1953, il fut accusé par une « rumeur malveillante (téléguidée par la droite) » d’avoir provoqué un incendie à la minoterie de Cézy où il venait de constituer un syndicat CGT. Il fut rapidement mis hors de cause, le coupable ayant été vite trouvé. L’année suivante, il anima dans le centre-Yonne la campagne contre la guerre et contre le réarmement de l’Allemagne, dans le contexte de la fin de la guerre d’Indochine et de l’échec de la CED. Membre du conseil syndical de la section départementale du SNI depuis 1954, il accéda au bureau départemental du SNI en 1955, mais fut évincé du bureau après les élections de janvier 1956 pour avoir appelé à voter pour la liste communiste en faisant état de son titre syndical. Il resta membre du seul conseil syndical jusqu’en 1962.

Profondément interpellé en 1956 par le rapport Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline et du stalinisme, il approuva cependant l’intervention soviétique en Hongrie et publia une tribune libre dans l’Yonne Républicaine.

L’Éducation nationale le nomma instituteur à Migennes, important centre ferroviaire, en 1957. L’année suivante, il fut candidat aux élections cantonales dans le canton de Joigny qui comprenait alors l’agglomération de Migennes. Il obtint la majorité absolue dans la ville de Migennes et fut bien placé pour le 2e tour sur l’ensemble du canton. Mais le Parti socialiste SFIO ne désista pas son candidat qui fut seulement « retiré » et le candidat de droite, le général Valet, maire de Joigny, fut élu.

Guy Lavrat mena la campagne du référendum de septembre 1958 pour le « Non » au projet de constitution gaulliste. Il reçut des lettres de menaces d’un « comité de salut public ». Il en reçut également de l’OAS en 1961-1962. En novembre 1962, le Parti communiste le présenta aux élections législatives dans la circonscription d’Auxerre. En pleine campagne électorale, le candidat « républicain indépendant », susceptible d’être élu, Charles Houette, fut arrêté pour complicité avec l’OAS. Cette arrestation était l’œuvre du candidat gaulliste Lemarchand (UNR), ancien « barbouze » en Algérie. Guy Lavrat arriva en troisième position, avec 6 264 voix sur 53 013 inscrits, mais en tête des candidats de gauche, le candidat PSU se désista pour lui, ainsi que Jean-Michel Renaitour, radical . Le candidat socialiste ne se désista pas, mais appela à « battre l’UNR ». Mais Renaitour déclara à la préfecture, à la dernière minute, son maintien pour le 2e tour, après une rencontre avec Lemarchand,. Au 2e tour, Lemarchand fut élu, mais il fut peu après impliqué dans « l’affaire Ben Barka » et il se retira de la vie politique publique.

Guy Lavrat fut à nouveau candidat aux élections législatives de mars 1967 dans la circonscription d’Auxerre et arriva encore en tête des candidats de gauche. Mais au cours d’une réunion au niveau national des états-majors des formations de gauche, il fut décidé, sans consultation de la fédération départementale, de désister Lavrat pour Périller, le candidat mitterrandiste, bien que ce dernier ait obtenu moins de voix que Lavrat (il y eut treize autres cas similaires en France). Périller fut élu au 2e tour, battant le « jeune loup » Jean-Pierre Soisson qui faisait son entrée sur la scène politique dans l’Yonne.

Après avoir participé activement au mouvement de Mai 1968, Guy Lavrat fut une fois de plus candidat dans la circonscription d’Auxerre en juin. La vague gaulliste qui déferla permit à Jean-Pierre Soisson de remporter facilement le siège de député.

Au mois d’août, après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie, Lavrat n’accepta pas la « normalisation », contrairement à la direction du PCF. Plusieurs membres du bureau fédéral furent de son avis, notamment Jean Brigeois, membre permanent du secrétariat fédéral (secrétaire à l’organisation). En 1970, à la suite d’une campagne, dirigée contre lui et facilitée par Auguste Brunet, membre du comité central qui « suivait » la fédération, Jean Brigeois fut évincé de toutes ses responsabilités, à la conférence fédérale de 1971, Lavrat fut éliminé du comité fédéral ainsi que les camarades qui eurent la même position que lui. La direction du PCF considéra qu’il s’était opposé « à des mesures de vigilance du CF et [avait] lutté contre, se [tenait] sur [des] positions opportunistes ». Revenant « à la base », Lavrat se vit alors confier par les communistes migennois le secrétariat de la section communiste de Migennes et il anima dans le Migennois la campagne pour un « programme commun de la gauche », ainsi que la campagne pour la paix au Viet-Nam.

À la conférence fédérale de 1974, grâce à Guy Poussy, membre du comité central qui « suivait » alors la fédération, Lavrat fut élu au comité fédéral. Il en faisait toujours partie au milieu des années 1990. Candidat aux élections cantonales de 1976 dans le canton de Migennes, nouvellement créé après partage de l’ancien canton de Joigny, Lavrat fut élu au 2e tour après le désistement socialiste, battant Didier Lesseur, maire de Migennes de 1952 à 1971. Il fut réélu en 1982, 1988 et 1994.

Guy Lavrat devint maire de Migennes en 1977, à la tête d’une liste d’union de la gauche (PCF, PS, PSU et divers gauche, syndicalistes de la CGT, de FO, de la CFDT et de la FEN) et fut élu en même temps président du district urbain du Migennois. Il fut réélu maire en 1983,1989 et 1995.

Signalons aussi sa condamnation par le tribunal de Dijon à 1 000 F d’amende pour un article de presse flétrissant le licenciement « disciplinaire » de onze salariés de l’usine Giblin (filiale de Peugeot-cycles) et la poursuite en justice de Lavrat par le préfet pour s’être opposé physiquement à l’expulsion de son appartement HLM d’une jeune locataire enceinte de deux jumeaux, poursuites abandonnées après une pétition massive des locataires en faveur de leur maire en 1998. Il quitta volontairement, en 1998, son mandat de maire, permettant l’élection à ce poste de François Meyroune, communiste lui aussi et se situant également dans la mouvance des « refondateurs » autour de Roger Martelli et Pierre Zarka. Il abandonna son mandat de conseiller général en 2001 après vingt-cinq ans d’exercice.

En 1983, Lavrat fut élu au conseil national de l’ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains) puis, quelques années plus tard, président de l’ADECR (Association départementale) de l’Yonne, jusqu’en 2001.

En 1993 et en 1998, il fut candidat du PCF aux élections législatives dans la circonscription d’Avallon, le canton de Migennes ayant été rattaché à cette circonscription au moment de la révision des circonscriptions par Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur.

Ayant ralenti son activité politique, Guy Lavrat se consacra à l’histoire de l’Yonne et du Cher, dans le cadre du bureau de l’ADIAMOS 89 et en publiant, en 2008, Au temps du fer et des Républicains rouges, qui retraçait les luttes ouvrières et républicaines dans le Val-de-Loire berrichon. Mais des problèmes de santé réduisirent fortement sa disponibilité. Il mourut le 1er octobre 2012.

ŒUVRE : Au temps du fer et des Républicains rouges, Sury-en-Vaux, Éditions A à Z Patrimoine, 2008, 348 p.

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Témoignages. — Note de Guy Lavrat et entretiens. — Notes de Jacques Girault et de Marc Giovaninetti.


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