Assemblée générale 2007 - Table ronde

jeudi 22 novembre 2007
par Weber Louis
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A l’occasion de l’assemblée générale annuelle tenue le 22 novembre 2007 dans les locaux du Centre Henri Aigueperse, l’Himase a organisé une table ronde animée par Jean-Marie Pernot, chercheur à l’IRES, pour discuter de ce que sont les militants associatifs et syndicaux aujourd’hui. Ont participé à cette table ronde : Luc Bentz, pour l’Unsa-Education, Bernadette Groison, pour la FSU, et pour le Sgen-CFDT.

Voici le texte introductif au débat

Les évolutions du mouvement syndical depuis une trentaine d’années ont souvent été étudiées. L’ancienne distinction entre syndicalismes réformiste et révolutionnaire, reflet de la manière dont la gauche politique interprétait sa propre histoire, n’a plus guère cours aujourd’hui. Le refus de principe du syndicalisme de services, souvent en contradiction d’ailleurs avec les pratiques réelles, n’a pas résisté à la demande de plus en plus forte d’aide individuelle, à côté de la demande de garanties collectives.

En liaison avec la désyndicalisation et l’affaiblissement relatif des syndicats, de nouvelles formes d’organisation, plus éphémères, sans processus d’adhésion formels (collectifs de syndiqués et de non syndiqués, etc.) ont vu le jour (comme effet ? comme cause ? ou simplement comme un signe des temps, relativement indépendant des syndicats eux-mêmes ? la question vaudrait à elle seule une étude approfondie). Ce qui a conduit les syndicats, au-delà de leurs actions propres et du développement de l’intersyndicalisme, à nouer de nouvelles alliances avec des structures et des entités qu’ils auraient naguère ignorées en leur déniant la moindre représentativité. On pourrait, mutatis mutandis, repérer des phénomènes voisins dans le mouvement associatif.

L’objet de l’HIMASE n’est pas, à strictement parler, d’étudier les évolutions du mouvement syndical ou du mouvement associatif de façon générale. En revanche, l’association s’intéresse aux militant(e)s. Il serait donc intéressant de voir en quoi le profil des militants d’aujourd’hui diffère (ou ne diffère pas !) de celui d’il y a trente ans. On peut penser en effet que des phénomènes comme le changement profond des rapports avec les partis politiques, le fait de travailler en permanence avec des coordinations et des collectifs dont les dirigeants sont parfois assez hostiles aux syndicats, la diversité des causes défendues par le syndicalisme enseignant ou le mouvement associatif (la défense des élèves menacés d’expulsion par exemple, la question plus générale de l’immigration, les droits de l’homme, les effets de la mondialisation), etc., demandent un engagement différent de ce qu’il était il y a quelques décennies (sans même parler du fait que beaucoup de syndicalistes étaient pendant longtemps des militants politiques investis dans le syndicalisme, ce qui n’est plus du tout le cas, pour des raisons qui ne tiennent pas seulement à l’évolution des syndicats !).

Lire les interventions liminaires des participants à la table ronde.


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